Ce festival est bien simplement un moment 
d’écoute, d’accueil, de respiration et d’aspirations.

Année après année, depuis sa création en 2019, le Festival des Sciences et des Arts d’Aix-Marseille Université s’est imposé comme un rendez-vous singulier, à la croisée des savoirs, de la création et du débat citoyen.
Du Jeu à Tout un monde à l’arrêt, de La mer comme avenir à Se nourrir en Méditerranée, de Corps-à-corps à Science et croyances, chaque édition explore une question qui résonne avec son époque.


Cette 7ᵉ édition ne fait pas exception.


« Humain / Animal. Une aventure commune ? » nous invite à interroger ce qui nous rapproche, ce qui nous distingue et ce qui nous lie aux autres formes du vivant. Biodiversité, climat, santé, alimentation, intelligence : les grands défis contemporains nous rappellent une évidence que nous avons parfois tendance à oublier : nous partageons un même monde.
Pour les comprendre, nous devons croiser les regards. Sciences du vivant, sciences humaines et sociales, médecine, environnement, philosophie, littérature et arts : l’interdisciplinarité n’est pas un supplément, elle est une nécessité.


Cette thématique fait également écho au Prix d’écriture d’Aix-Marseille Université, « L’animal en nous ». Deux invitations à franchir les frontières, à questionner notre humanité et à regarder autrement le vivant.
Du 15 au 18 septembre, chercheurs, artistes et acteurs culturels se retrouveront à Marseille, Aix-en-Provence, Aubagne et Arles pour quatre jours de rencontres, de débats, de spectacles et de découvertes.


Merci à la Mission Interdisciplinarité(s) d’amU, à nos partenaires et à toutes celles et ceux qui font vivre ce Festival.
Je vous souhaite à toutes et à tous un très beau Festival !
 

 

Un festival à partager pour repenser notre monde

Dans un temps où les frontières se dissolvent entre disciplines, le festival amU 2026 invite à renouer le dialogue entre sciences, sciences humaines et sociales, et arts. Au cœur de « Humain Animal, une aventure commune ? » se trouve la conviction que comprendre n’est pas l’apanage d’un seul langage : l’observation rigoureuse de la recherche et la puissance sensible de l’univers artistique se répondent et se renforcent. En croisant regards et pratiques, nous offrons aux communautés étudiantes et citoyenne des outils de réflexion plus riches, plus nuancés, capables d’éclairer nos responsabilités collectives.

Penser l’autre que nous appelons « animal » devient ici un exercice éthique et politique. Loin de la simple curiosité, il s’agit d’imaginer d’autres modalités de coexistence, d’interrogations sur nos préjugés et sur les cadres qui définissent la condition humaine. Les sciences apportent des savoirs empiriques sur les comportements, les écosystèmes, les cognitions ; les SHS mettent en lumière les représentations, les récits et les enjeux sociétaux ; les arts transforment ces savoirs en émotions partagées, en imagination politique. Ensemble ils dessinent des récits où la différence devient source d’apprentissage et d’action.

Ce festival est une invitation : venez écouter, débattre, expérimenter — et, surtout, vous laisser transformer. En faisant de la rencontre entre disciplines et du dialogue entre espèces un espace public, amU 2026 propose non seulement de mieux connaître notre monde mais aussi d’inventer des manières plus justes et plus attentives d’y habiter.

 

Année après année, le Festival interdisciplinaire des Sciences et des Arts a su se faire une place dans le paysage culturel de la rentrée. Le Mucem est heureux d’accueillir cette année encore cette édition qui explorera notre rapport au vivant, entre humain et animal.

Il y a tant de raisons pour nous, musée national et de société, d’être partenaire du Festival des Sciences et des Arts. Nous partageons d’abord une même conviction : celle de la nécessité de croiser les disciplines et les regards. Comprendre les sociétés européennes et méditerranéennes ne peut se faire qu’en convoquant l’histoire, les arts, l’anthropologie, la géographie, mais aussi les sciences du vivant. Nous partageons également un même attachement au territoire : seul musée national implanté hors de la région parisienne, près de la moitié des visiteurs du Mucem viennent de la région.

La question du vivant, au cœur de cette édition, résonne ainsi tout particulièrement avec les missions et la situation du Mucem. Musée de société, nous nous devons d’interroger les transformations de notre rapport à la nature, aux animaux et aux écosystèmes. Notre implantation nous y invite aussi et ce peut-être plus encore que d’autres musées : face à la Méditerranée, nous sommes aux premières loges des bouleversements qui affectent cette mer et sa biodiversité.
Ces enjeux traversent également nos expositions. Dans Clément Cogitore. Ferdinandea, l’île éphémère, à découvrir jusqu’au 20 septembre, l’apparition soudaine d’une île volcanique au large de la Sicile vient bouleverser les équilibres géopolitiques et les certitudes humaines, mais aussi transformer profondément l’écosystème marin qui l’entoure. En 2027, une exposition consacrée aux mutations du monde paysan nous permettra d’explorer, sous un autre angle, l’évolution de notre relation à la terre, aux animaux et, plus largement, au vivant.
Que les rencontres et les débats du Festival puissent ainsi se prolonger dans nos salles d’exposition.


Bon festival !