Théâtre
Histoires extra-ordinaires, histoires du quotidien
J’ai eu la nécessité d’écrire ce texte pour raconter mon expérience d’estive, parce qu’il m’est apparu essentiel de dire la nature, les animaux et les humains (donc l’écologie en soi) comme je l’avais vécu et ressenti.
Devant cet engouement pour les « expériences » de vie « nature », j’ai aussi voulu raconter comment, dans ce métier, l’animalité et notre humanité se côtoient, dialoguent, s’opposent. Par mon expérience je savais que mon regard serais décalé, que je ne serais ni consensuel ni idéologique.
Mon texte est tiré du journal de bord que j’ai tenu lors de mes différentes estives.
Poésie brute, fragile, montagnarde
À la mise en forme, j’ai cherché une langue droite et franche qui contre toute attente laisse la place à une poésie, brute, fragile, montagnarde.
J’ai eu aussi la nécessité d’emmener mon chien dans mon univers, celui du théâtre. J’ai adopté Sirocco à deux mois, il fait partie de mon histoire de berger. Garder est aussi son métier, il est donc sur scène avec moi. Sirocco est le pendant animal du berger, son ombre et son âme. Il est tour à tour le chien, le Patou (chien de protection au troupeau), le loup, la nature. Présence fantomatique et permanente, je tiens à ce qu’il ne soit pas exécutant mais simple présence, libre et naturel. C’est le chien du berger.
Une proposition de la Cie l'Argile avec :
- Lucas Gentils, comédien
- Sirocco, chien de berger
© Benjamin Piat