Installation

Longtemps associées à la figure mythologique de Méduse, les méduses incarnent à la fois fascination et répulsion. Leur apparence gélatineuse, leur pouvoir urticant et leur étrange beauté ont nourri des récits où elles symbolisent le danger, l'altérité ou des forces naturelles insaisissables. À travers ces représentations, elles révèlent autant notre rapport aux mondes marins que notre manière de percevoir, comprendre et imaginer le vivant.
Cette installation propose un parcours immersif retraçant l'évolution des représentations des méduses, des récits mythologiques aux approches scientifiques, artistiques et écologiques contemporaines. Organisé selon une progression chronologique, il met en dialogue illustrations naturalistes, études scientifiques et créations plastiques afin de montrer comment les regards portés sur ces organismes se sont transformés au fil du temps.
L'installation invite également à interroger les enjeux environnementaux actuels. Souvent présentées comme des « symptômes » du changement global, les méduses sont associées au réchauffement climatique, à la surpêche et à la dégradation des écosystèmes marins. Pourtant, présentes dans les océans depuis plus de 650 millions d'années, elles subissent elles aussi ces bouleversements, ce qui nous invite à nuancer cette vision.
Une dimension participative complète le parcours : les visiteurs sont invités à créer leur propre méduse à partir de matériaux de récupération, une manière d'explorer par la pratique artistique les émotions, les imaginaires et les représentations que suscitent ces organismes. En croisant histoire environnementale, arts et écologie marine, cette proposition invite à repenser la place des méduses dans notre imaginaire et notre relation aux océans.

Avec : 

  • Louise Merquiol, artiste-chercheuse en post-doctorat
  •  Anne-Sophie Tribot, écologue, titulaire d’une Chaire de Professeur Junior à l’Université d’Aix Marseille
  • Alicia Pasquet-Forster, doctorante en psychologie sociale et environnementale), 
  • Thomas Changeux, hydrobiologiste spécialiste en écologie des pêches, Institut Méditerranéen d’Océanologie -MIO

 

© Louise Merquiol