Table ronde

Pourquoi les images sont-elles indispensables dans notre quête de vérité ? Peut-on même d’ailleurs comprendre le réel sans image? Quelle singulière relation à la vérité les images d’art tissent-elles au cœur des propositions qu’elles nous adressent afin de surprendre et d’ouvrir nos regards ? Comment distinguer la crédulité, objet de tant de manipulations dans la sphère médiatique, des phénomènes de croyances, constitutives de notre subjectivité et de notre humanité, qui palpitent au cœur des objets visuels que nous produisons? En termes juridiques, l’image fait-elle jamais la preuve légale d’un événement ou d’un crime? Comment former aujourd’hui de jeunes artistes, à l’université ou dans une école d’art, alors que les technologies et l’intelligence artificielle s’offrent si facilement comme outils de transformation des apparitions du monde? Enfin, dans cet intense triturage sur fond d’une incessante marchandisation du visuel, comment l’art photographique et celui de la mise en scène peuvent-ils créer l’expérience d’un écart qui puisse relancer le désir du regard et creuser la voie, même fragile, d’une émancipation? 

Animée par Louis Dieuzayde (esthéticien du théâtre)

Intervenantes et intervenants : 

  • Marie-José Mondzain (philosophe)
  • Barbara Satre (historienne de l’art, directrice de l’école d’art d’Aix)
  • Sabrina Dubbeld (historienne de l’art)
  • Hervé Isar (juriste)
  • Sophie Gebeil (historienne des médias)

© Eléa Ropiot / Aix-Marseille Université